La Mission Locale et le Duoday : une affaire qui marche

Porté par la devise « Dépasser les préjugés et avancer vers l'inclusion », le DuoDay s'appuit sur un principe simple : une entreprise, une collectivité ou une association accueille, sur l'espace d'une journée, une personne en situation de handicap, en duo avec un professionnel volontaire. Ainsi, le jeudi 16 mai 2019, à l’occasion de la deuxième édition nationale du DuoDay la Mission Locale de l'Agenais, de l'Albret et du Confluent a répondu présent. En effet, la structure a reçu Maud Mallet, une jeune de 28 ans, qui a parfaitement collaboré avec Dominique, notre chargée d’accueil.  

 

Souriante et concernée, Maud a pris le temps d’observer les faits et gestes de sa collègue d’un jour, de découvrir l’organisation rigoureuse relative au métier et d’enregistrer les petites astuces qui peuvent grandement faciliter le quotidien. « Je voulais absolument voir comment se déroule une journée type pour une chargée d’accueil, quelles sont les tâches à réaliser, indique Maud avec conviction. C’est un métier qui m’attire de plus en plus, car j’aime être au contact des gens ». Logiquement attentive, donc plus en retrait, durant la matinée, Maud a progressivement pris de la confiance en commençant à répondre aux demandes des jeunes et à leur donner des indications. Révélant, ainsi, sa personnalité bienveillante. « Je me suis sentie à l’aise car Dominique m’a immédiatement mis dans le bain et m’a décontracté en me montrant et en m’expliquant tout », assure-t-elle.

 

Ayant vogué entre missions de Service Civique et de bénévolats, stages et petits boulots, Maud souhaite désormais se fixer en trouvant un travail adapté à ses qualités. Déjà pourvue d’une expérience en secrétariat, elle affirme avoir la rigueur organisationnelle et l’empathie nécessaires pour occuper un poste de chargée d’accueil. Mais, avant tout, il faudra passer par la case formation. « Pour moi, trouver du travail c’est compliqué, et ce à cause de la combinaison manque de diplôme et RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé, NDLR), concède-t-elle. En effet, j’ai subi deux accidents de la route graves, dont le premier me vaut la dénomination de « grande traumatisée crânienne de France ». Je fatigue vite et j’ai souvent des problèmes de mémoire. Évidemment, la formation recherchée doit être adaptée ». En attendant de trouver la formation idoine, elle va continuer à s’adonner à un de ses passe-temps favori : aider les autres. « C’est comme ça ! », atteste Maud dans un large sourire.

 

 

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