La Garantie Jeunes se déconfine #2

Angélica - 23 ans - En Garantie Jeunes depuis juillet 2019

 

"D'un point de vue personnel, comment as-tu vécu cette période de confinement ?"

 

"Tout s'est bien passé. Durant le confinement, je n'ai effectué aucune sortie superflue. Mon frère s'occupait des courses, je ne suis sortie que pour aller travailler. J'ai profité de mes moments à la maison pour apprendre une nouvelle langue : le russe. J'ai téléchargé une application qui m'a permis de faire de gros progrès."

 

 

"Tu as travaillé durant le confinement ?"

 

"Oui. Je suis ASH (Agent des Services Hospitaliers, NDLR) dans une maison de retraite. Donc, nécessairement, mobilisée ! J'ai fait de grosses journées de travail, généralement entre 8h et 20h, 5 jours par semaine. Cette période a été un peu compliquée car tous les emplois du temps ont été chamboulés et il a fallu assimiler de nouveaux protocoles en amont. Aussi, il fallait redoubler de vigilance vis-à-vis des personnes âgées, faire le maximum pour qu'elles ne courent aucun danger. Cela demande beaucoup de concentration et, naturellement, engendre de la fatigue psychologique."

 

 

"Pourquoi t'es-tu tournée vers la Mission Locale ?"

 

"Je suis arrivée sur Agen fin janvier 2019, en provenance de Poitiers. J'étais focalisée sur la nécessité de trouver un travail, rapidement. La Mission Locale a été mon premier appui pour comprendre le bassin de l'emploi agenais et pour me valoriser via un CV tout neuf et des lettres de motivation plus qualitatives. En fait, la Mission Locale c'est vraiment cool ! Ma conseillère est au top, toujours là pour me conseiller en cas de pépin ou de coup de mou. Cet accompagnement poussé m'a grandement aidé pour trouver un travail et m'y établir."

 

 

"Que retiens-tu de ton passage en Garantie Jeunes ?"

 

"Je ne vais pas mentir. En premier lieu, le dispostif Garantie Jeunes m'a attiré pour son allocation mensuelle (équivalente au RSA, soit 497,01 € par mois pour une personne seule, NDLR). Vous savez, il est difficile de vivre avec aucun revenu, de ne rien voir tomber chaque mois. Quand on est jeune, on commence à se poser plein de questions, ça peut amener à des journées de déprime assez intenses. Mine de rien, cela m'a reboosté ! Une fois entrée en Garantie Jeunes, j'ai pris goût aux ateliers collectifs, j'ai élargi mon champ de recherche. En effet, au début, je cherchais du travail uniquement comme vendeuse. Puis je me suis ouverte à de nouveaux métiers, jusqu'à devenir ASH en février 2020."

 

 

"Quels sont tes projets d'après-confinement ?"

 

"Franchement, je n'ai encore rien de défini. Pour l'instant, je me concentre intégralement sur le travail, tout simplement."

 

 

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