Coup de coeur Jeune : Sokaina Mekaoui

Seulement 25 ans mais un parcours déjà bien rempli ! En trente minutes, Sokaina nous a fait voyager un peu partout dans le Sud-Ouest de la France et nous a dévoilé une partie de sa personnalité, entre optimisme et détermination. Extraits.

 

Rédaction : Bonjour Sokaina !

Sokaina Mekaoui : Bonjour !

 

R : Quand et pourquoi as-tu poussé les portes de la Mission Locale pour la première fois ?

SM : Je me suis inscrite à la Mission Locale en février 2015. Avec, en toute franchise, peu d’idées en tête. Après l’obtention de mon Bac ST2S (Sciences et Technologies de la Santé et du Sociale) en 2013, mon parcours scolaire est devenu chaotique. J’ai entamé une Fac de remise à niveau au DUSA (Département Universitaire des Sciences d’Agen) car j’avais comme ambition de devenir laborantine. Mais j’ai arrêté. De même quand je me suis tournée vers la Licence AES (Administration Économique et Sociale) : j’ai stoppé au bout du 1er trimestre … Du coup, pour mon orientation professionnelle, j’étais dans le flou complet. Par chance, ma conseillère sur Aiguillon, Françoise, m’a écouté et m’a vite rassuré sur mes capacités.

 

R : Puis, tout s'est enchaîné ...

SM : En effet. Tout d’abord, ma conseillère m’a guidé vers une plateforme d’orientation. Après plusieurs entretiens, on en a conclu que j’étais particulièrement attirée par le métier de moniteur-éducateur. Dans la foulée, j’ai effectué deux stages : à l’IME (Institut Médico Éducatif) Montclairjoie de Montpezat puis à la Mairie d’Aiguillon, au secteur enfance. Cela m’a plu donc je me suis inscrite pour le concours de moniteur-éducateur. Malheureusement, je n’ai pas suivi les conseils d’un de mes maîtres de stage, qui m’avait confié que je n’étais pas prête. Il me trouvait encore trop tendre. Et il avait raison : j’ai manqué le concours !

 

R : Tu rebondis quand même rapidement !

SM : Oui, heureusement ! Mon maître de stage m’avait aussi fortement recommandé de passer mon BAFA (Brevet d’Aptitude aux Fonctions d’Animateur). Cette fois-ci, je l’ai écouté !! Ni une, ni deux, je suis allée m’inscrire, j’étais motivée. Et j’ai obtenu mon BAFA, assez aisément, en validant les 3 parties : les parties théorie et stage à Cassen, près de Dax, via la Ligue de l’Enseignement et la troisième partie approfondissement avec l’IFAC.

 

R : Et, finalement, tu intègres le dispositif Garantie Jeunes en novembre 2015. Pourquoi ?

SM : J’avais besoin d’expériences supplémentaires, d’être accompagnée dans mes démarches professionnelles. De suite, j’ai adhéré à l’idée de former un groupe pour débuter, d’être solidaires les uns envers les autres. Naturellement, je me suis fondue au collectif. C’était vraiment sympa, on a eu des discussions très intéressantes. On a aussi participé à des ateliers ludiques afin de mettre en avant nos compétences, d’améliorer notre estime de soi. On a également partagé plein de moments conviviaux, pendant les ateliers sport notamment.

 

R : Tu relèves l’intérêt des ateliers collectifs lors de la Garantie Jeunes. Ils t’ont servi de tremplin, non ?

SM : Carrément ! En fait, lors de la troisième semaine de collectif, j’ai participé à un atelier sur le thème de la discrimination dans les locaux de la radio Espoir FM. J’ai adoré le concept, ainsi que l’environnement. À la fin de l’atelier, j’ai discuté avec la responsable de la radio qui, vu mon intérêt, m’a dit que la radio proposait une mission de Service Civique et que le poste n’était pas encore comblé. J’ai foncé sans hésiter ! Et, deux jours après, je débutais ma mission. Pendant 8 mois, j’ai pu appréhender le monde de la radio, apprendre ses ficelles, à travers d’interventions et d’événements. J’ai aussi accompagné des jeunes participants à un concours sur le développement durable organisé par Espoir FM.

 

R : Après ta mission de Service Civique, tu fais quoi ?

SM : À la rentrée 2016, j’ai trouvé un emploi comme assistante d’éducation au collège de Sainte-Foy. Encore un autre univers ! J’y ai travaillé un an, en contrat CUI-CAE. En parallèle, les étés, je continuais de bosser dans des centres de loisirs ou dans des séjours adaptés BAFA. Puis, fin 2017, je me suis décidée à repasser le concours de moniteur-éducateur. Au bout de 9 mois, j’ai obtenu le précieux sésame. Et, de 2018 à 2020, j’ai fait 2 ans de formation dans une école, à Bergerac.

 

R : Et aujourd’hui, tu en es où ?

SM : Retour à la case départ : Mission Locale. Mais de l’autre côté de la barrière, désormais ! En effet, pendant mes deux ans d’école je me suis rendue compte que j’adorais le métier de moniteur-éducateur mais que je voulais également développer le volet accompagnement sur les questions d’emploi et de formation. Logiquement, je me suis tournée vers ma conseillère Garantie Jeunes, Stéphanie, pour savoir si elle avait des pistes pour que je fasse un stage d’immersion comme conseillère en insertion professionnelle. Pas forcément à la Mission Locale, d’ailleurs ! Elle est bien revenue vers moi, avec une proposition émanant … de la Mission Locale. Donc, depuis le 1er septembre, je suis animatrice pour le dispositif Groupement de Créateurs porté par la Mission Locale. J’ai signé un contrat d’apprentissage, en lien avec l’AFPA de Pau.

 

R : La Mission Locale, c’est un peu ton fil rouge.

SM : Indéniablement ! Durant mon parcours Mission Locale, j’ai changé au moins 4 ou 5 fois de conseillère. Toutes m’ont apporté en m’aidant, en me soutenant dans tous mes projets. Je n’ai jamais senti de jugements, seulement une volonté partagée de me faire progresser et de mettre tout en place pour réaliser mes objectifs professionnels les plus chers.

 

R : Et bien, Sokaina, nous te remercions d'avoir répondu à nos questions. À bientôt !

SM : Ce fut un plaisir. À bientôt !

 

 

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